Marguerite Porete et la philosophie médiévale

Auteurs-es

Mots-clés :

Marguerite Porete, Vertus, Philosophie médiévale, Béguines

Résumé

On a souvent soutenu que le discours de Marguerite Porete sur les vertus dans Le miroir des simples âmes constitue une critique de la scolastique du XIIIe siècle. Or, la redécouverte de la pensée aristotélicienne à cette époque incite penseurs universitaires à revoir la définition augustinienne de la vertu et à faire la distinction entre vertus naturelles et vertus surnaturelles. Une lecture attentive du Miroir de Porete démontre que la position de cette dernière sur les vertus, loin d’être hérétique, reflète le discours universitaire sur ce sujet. Étant donné ce constat, peut-on inclure le Miroir dans le canon philosophique médiéval ? Cet article revient sur cette question en faisant une analyse sommaire des considérations historiques, historiographiques et disciplinaires qui ont jusqu’ici exclu les textes non-scolastiques du canon philosophique médiéval, et suggère qu’une révision de celles-ci pourrait mener à la diversification de ce qu’on entend par « philosophie médiévale ».

Publié

2026-05-31

Comment citer

Dubois, D. C. (2026). Marguerite Porete et la philosophie médiévale. Philosophiques, 52(1). Consulté à l’adresse https://philosophiques.ojs.umontreal.ca/index.php/philoso/article/view/92

Numéro

Rubrique

Dossier « La philosophie de Marguerite Porete »