Marguerite Porete et la philosophie médiévale
Mots-clés :
Marguerite Porete, Vertus, Philosophie médiévale, BéguinesRésumé
On a souvent soutenu que le discours de Marguerite Porete sur les vertus dans Le miroir des simples âmes constitue une critique de la scolastique du XIIIe siècle. Or, la redécouverte de la pensée aristotélicienne à cette époque incite penseurs universitaires à revoir la définition augustinienne de la vertu et à faire la distinction entre vertus naturelles et vertus surnaturelles. Une lecture attentive du Miroir de Porete démontre que la position de cette dernière sur les vertus, loin d’être hérétique, reflète le discours universitaire sur ce sujet. Étant donné ce constat, peut-on inclure le Miroir dans le canon philosophique médiéval ? Cet article revient sur cette question en faisant une analyse sommaire des considérations historiques, historiographiques et disciplinaires qui ont jusqu’ici exclu les textes non-scolastiques du canon philosophique médiéval, et suggère qu’une révision de celles-ci pourrait mener à la diversification de ce qu’on entend par « philosophie médiévale ».
Publié
Comment citer
Numéro
Rubrique
Licence
© Danielle C. Dubois 2025

Cette œuvre est sous licence Creative Commons Attribution - Pas de Modification 4.0 International.
Les auteur.e.s conservent le droit d'auteur et accordent à la revue Philosophiques le droit de première publication, l'œuvre étant simultanément placée sous une licence Creative Commons Attribution License (CC BY ND 4.0) qui permet à d'autres de partager l'œuvre, sans modifications, avec une reconnaissance de la paternité de l'œuvre et de sa publication initiale dans cette revue.



