Marguerite Porete et la superfluité des vertus

Auteurs-es

Mots-clés :

Philosophie médiévale, Mystique spéculative, Marguerite Porete, Miroir des simples âmes, Vertus, Anéantissement

Résumé

Dans le Miroir des simples âmes, Marguerite Porete décrit l’ascension de l’âme vers l’état mystique qu’elle appelle « anéantissement ». Elle y propose que la pratique des vertus est nécessaire à un point de cette ascension, mais aussi que celle-ci n’est pas suffisante pour atteindre l’anéantissement. Je soutiendrai ici que ce que Marguerite pose dans son Miroir non seulement permet d’affirmer que cette pratique ne suffit pas à l’atteinte de l’anéantissement, mais encore que cela ne containt pas à penser qu’une pratique préalable des vertus est absolument nécessaire pour atteindre l’anéantissement. Je ferai valoir à cet effet que les passages du Miroir appuyant l’idée de la nécessité d’une pratique préalable des vertus n’établissent pas que l’âme doit avoir pratiqué les vertus pour atteindre l’anéantissement. Je ferai également valoir que l’anéantissement est directement suscité par un acte de saisie intellectuelle dont le lien avec la pratique des vertus est pour le moins indirect.

Publié

2026-05-31

Comment citer

Barrette, G. (2026). Marguerite Porete et la superfluité des vertus. Philosophiques, 52(1). Consulté à l’adresse https://philosophiques.ojs.umontreal.ca/index.php/philoso/article/view/86

Numéro

Rubrique

Dossier « La philosophie de Marguerite Porete »