Hegel a-t-il ignoré le problème de l'existence?
DOI :
https://doi.org/10.7202/1119391arMots-clés :
Hegel, existence, KantRésumé
L’article s’efforce de saisir la manière dont Hegel pense l’existence en général. L’hypothèse est qu’il renonce à la concevoir comme ce qui est donné dans la perception ou comme ce qui réalise une essence. Il définit trois formes d’existence en une séquence structurelle qu’on retrouve, quoiqu’avec des contenus différents, dans un grand nombre d’étapes du parcours encyclopédique. Cette structure oppose a) l’existence « abstraite », repliée sur soi, b) l’existence « finie », inscrite dans l’altérité mais en tension avec elle, et c) l’existence « pour soi », c’est-à-dire inscrite dans l’altérité mais la gouvernant. Selon l’hypothèse ici défendue, on peut voir dans l’hégélianisme une philosophie qui, affichant son désintérêt autant pour le pouvoir-être que pour le devoir-être, met au centre de l’investigation les manières diverses – et souvent précaires – dont le « tout » se fait advenir et entre dans l’existence.
Publié
Comment citer
Numéro
Rubrique
Licence
© Gilles Marmasse 2025

Cette œuvre est sous licence Creative Commons Attribution - Pas de Modification 4.0 International.
Les auteur.e.s conservent le droit d'auteur et accordent à la revue Philosophiques le droit de première publication, l'œuvre étant simultanément placée sous une licence Creative Commons Attribution License (CC BY ND 4.0) qui permet à d'autres de partager l'œuvre, sans modifications, avec une reconnaissance de la paternité de l'œuvre et de sa publication initiale dans cette revue.



